MattRach

Prenez une guitare. Une webcam. Some skills, et une belle gueule. Obtiendrez-vous 73 000 abonnés, 4,3 millions de vues sur Youtube, 1 million de vues sur Myspace, un sponsoring de Fender et près de 800 téléchargements hebdomadaires sur iTunes au bout de 3 ans? Seulement si vous vous appelez MattRach.

MattRach myspace

MattRach, ou Mathieu Rachmajda pour les intimes. Un jeune Ch’ti qui à 15 ans poste sa première vidéo sur Youtube. Des reprises tout d’abord, de Steve Vai à John Petrucci, qui laissent nombre d’internautes perplexes quant à l’authenticité de ses performances. Naît alors une revisite totale du bijou Canon Rock (mars 2006) de JerryC, le cultissime New Canon Rock, à peine 7 mois plus tard. Alors, il n’y a plus l’ombre d’un doute: c’est le buzz Youtube.


Shred, sweep, slap, tapping ou simple frisson, MattRach sait tout faire, et il nous le montre au fur et à mesure que ses cheveux poussent en même temps qu’il grandit. Ce grand fan de Jimi Hendrix, à qui le jeunot rend moult hommages, ne s’arrête pourtant pas au rock à 6 cordes. Tandis qu’il explore le funk, le metal; tous les instruments -classique, basse, batterie, synthé- semblent lui seoir. Rien ne l’arrête. Malmsteen va même jusqu’à interdire son génialissime RockAdagio sur Youtube, pour une soi disant histoire de copyright.

Après plusieurs années passées au conservatoire, MattRach sort de l’ombre pour passer à la radio, au journal TV et conquérir la scène Parisienne avec 3 dates au Sentier des Halles et une dernière à La Scène Bastille mi-2009. Il vole maintenant de ses propres ailes en tournant à travers toute la France jusqu’en Belgique, et se paye même le luxe de poser avec Marcus Miller lors d’un festival en Corse avec son groupe Play -Olivier à la batterie, Seb au synthé, et Nicolas à la basse- 3 amis, 3 frères.

Play

Un musicien inspiré qui se laisse porter par la fougue de sa jeunesse; son point fort mais aussi son talon d’Achille. Car si à travers ses multiples compositions on peut voir les infinies possibilités qu’il lui reste à explorer, on n’arrive toujours pas à percevoir la touche MattRach. Une personnalité qui peut se fondre dans tous les styles, mais alors on peut se demander: en tant qu’artiste, qui est-il? Chose d’autant plus frappante à l’écoute de ses derniers morceaux; un mélange monstre de slap et poum tchak où ceux qui l’ont vu à ses débuts se sentent presque perdus à n’en plus le reconnaître…


Un mini Guitar Hero qui, malgré le buzz qu’il a créé l’année dernière, a encore tout à prouver -there’s still along way to go dude. Mais ce petit génie fait revivre la guitare en promouvant la musique for the sake of it -certes tout en suscitant les cris stridents de jeunes adolescentes pré/post-pubères- et on l’en remercie. Il enflamme la scène avec ses 3 compères comme vous ne l’imaginerez jamais, avec tout l’amour qu’ils ont pour la musique et toute la complicité qui peut les lier; et ça n’est pas prêt de s’arrêter: MattRach & Play travaillent en effet sur leur premier double album qui sortira en fin de printemps 2010. Une nouvelle tournée s’annonce, avec de nouveaux morceaux, de nouveaux frissons. Même après les avoir vus 4 fois en live à Paris, je serai au rendez-vous. Be there. Vous rateriez quelque chose d’exceptionnel. Ou pas.

Pour les curieux: son Youtube, son Myspace, son iTunes, son groupe Facebook

MattRach violet

Morceaux à écouter:

- Ses incontournables: Johnny is disturbed!, New Canon Rock, Amadeus Rock, Dark Paradise, You

- Ses débuts: Déchirage dans ma chambre, My Life, RockAdagio

- Spécial: The Conquistador, Crazy Bell, Monophonic

Sa dernière vidéo avec Play:


Photo de l'auteur

A propos de l'auteur - Kimouille : Boat people



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