
C’est un groupe pop-rock-électro de petits jouvenceaux blancs-becs (même si je n’en ferai pas une habitude) qui sera l’objet de ma chronique et plus précisément du dernier album de The Whitest Boy Alive, Rules, sorti en mai 2009.
Réflexe, on commence par introduire les termes du sujet : the Whitest Boy Alive (ou TWBA pour les intimes, les flemmards ou les dyslexiques) est l’un des side-projects du prolifique Erlend Øye, sorte de grand escogriffe norvégien aux allures de premier de la classe et surtout deuxième moitié du groupe pop-folk des Kings of Convenience. The Whitest Boy Alive, basé à Berlin, avait sorti en 2006 son premier album, Dreams, qui avait été plutôt bien reçu par la critique. Il paraît. Pour être honnête je ne l’ai pas encore vraiment écouté et le partisan du “on-ne-parle-que-de-ce-qu’on-connaît” que je suis préfère ne pas se prononcer sur le sujet. C’est donc avec une oreille vierge de toute attente que je me suis penché sur ce Rules.
Le première chose qui ressort de l’écoute de cet album, c’est le sentiment de douce quiétude dans lequel est plongé l’auditeur de la première à la dernière minute. Même dans les moments les plus “dansants” (Courage, High on the Heels ou 1517), on sent comme une retenue de la part du groupe, retenue dans la voix d’adolescent d’Erlend Øye, juste mais réservée, avec ce qu’il faut d’assurance pour ne pas se laisser dominer par les instruments ; retenue aussi dans l’arrangement : des mélodies simples mais efficaces, des lignes de basse claires, limpides, chaque instrument (guitare, basse clavier, batterie) se fait tranquillement sa place, sans conflit avec les autres de sorte à créer une cohérence et une homogénéité d’une chanson à l’autre. On a souvent reproché à cet album cette retenue comme étant de la mollesse en disant qu’il y manquait une étincelle de folie qui viendrait enflammer le tout. Mais je crois que ceci fait partie du personnage d’Erlend Øye : une non chalance que l’on retrouve chez Kings of Convenience, une atmosphère très détendue et en même temps nostalgique comme sur Intentions. C’est d’ailleurs l’un des points fort de ce Rules : on peut (doit ?) l’écouter d’une traite, voire en boucle, en retenant avec plaisir les mélodies qui s’égrainent à chaque chanson. Car c’est aussi ça The Whitest Boy Alive : des mélodies faciles, presque évidentes. Les chansons s’enchainent naturellement, comme si elles étaient en nous et que Øye nous les avait collées sous le nez.
En fin de comptes, c’est une certaine définition de l’album-fraicheur que l’on a : un album qui ne marquera peut-être pas l’histoire mais un album que l’on écoute quand même en boucle pendant des semaines. A défaut de révolutionner la musique, Rules nous fait passer un excellent moment.
Promis Maxime, la prochaine fois je parlerai d’un groupe de rap formé dans le couloir de la mort ou d’un bluesman aveugle.












J’adore ce mec!!
Très sympa, j’aime beaucoup! Merci Théo